Rencontre avec 3 membres des VOSS VENTUS, une des meilleures équipes de skydive indoor

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Filip Crnjakovic – Martin Kristensen – Scott Plamer

Comment vous êtes vous rencontrés ? Quel est votre parcours ?

FC : J’ai commencé il y a cinq ans en suisse, avant je jouais au basketball à haut niveau. Un copain m’a dit qu’ils cherchaient du monde pour bosser dans une soufflerie, je n’avais jamais fait de parachutisme. J’ai rencontré martin à la soufflerie quand j’ai commencé à coacher la bas….

MK : J’ai rencontré Filip il y a quelques années et Scott quelques mois après… On ne s’est pas trop quitté ces dernières années.

Nous sommes à 10 jours d’un d’un gros rassemblement de flyers qui viendront des quatre coins du monde, il se déroulera à Voss, chez vous, comment vous sentez vous ?

FC : Ca ne sera pas le plus gros rassemblement, mais près de quarante personnes vont faire le déplacement. Je suis un peu excité ça va être bon pour le sport, on va voir le développement depuis l’année dernière, et c’est vrai que ça va très vite !

SP : Je suis vraiment excité. Nous sommes partis en Espagne s’entrainer pendant 10 jours, on est vraiment concentrés sur le visuel, notamment la vue de l’extérieur. On a construit notre routine dans le but que ça soit fun pour tout le monde à chaque instant.

Ce que j’aime dans ce genre d’événements c’est que le niveau technique est très élevé, puis il y a un vrai “melting pot”, les flyers viennent d’Australie, de Russie, de France, des US, d’Allemagne, de Norvège…  On va voir ce qu’ils ont développé en 6 mois !

Quels sont les éléments qui vont faire la différence ?

FC : C’est difficile à dire, le concept est un peu différent. Les speedruns vont etre plus agréables à regarder. Pour nous, ça va être difficile de faire mieux qu’à Bottrop, c’était le premier gros événement et nous avons gagné !

MK : A mon avis, c’est l’expression artistique, les positions des corps, le flow, la créativité. Ce n’est pas tant la difficulté, ou les tricks qui vont marquer des points … Il faut que ça soit fluide, “smooth”, de la glisse.

Quel souvenir gardez-vous de votre victoire lors de la battle of bottrop ?

FC: Simplement d’avoir passé du bon temps avec des amis du monde entier. La langue n’est absolument pas une barrière, on se comprend presque sans se parler, parce qu’on parle le même langage, celui du vol !

MK : Un moment m’a particulièrement marqué, lors des dernières routines, il fallait qu’un améliore simplement quelques points et ça pouvait gagner ! En l’air, quand j’ai vu qu’on le passait, j’ai pensé pendant le vol qu’on allait gagner…!

Derrière les belles vidéos, il ne faut pas oublier qu’on s’est beaucoup entrainés, en arrivant on  avait mal partout… Dans notre routine, il y a 48 croisements en 90 secondes.

C’est presque un croisement par seconde ! On s’est entrainés par sections, on a vraiment bâti point par point. Lorsqu’on a tout mis ensemble c’était un moment génial : tout est rentré presque parfaitement et on a fait 88 secondes !

SP : Comme Mike vient de le dire, on était très excités avant d’aller à Bottrop, parce qu’on était arrivé a enchainer toutes les séquences de la routine. Ce qui compte c’est vraiment de s’éclater et d’être fiers de ce qu’on construit. On créé, c’est comme une chorégraphie.

Que préférez-vous lorsque vous faîtes du skydive indoor ?

FC : J’aime cette sensation de relâchement total, il n’y a pas de tensions. Pour moi, c’est un peu comme faire du yoga, pour voler vite il faut être détendu. Je ne peux pas trop comparer avec le parachutisme car je n’ai que 40 sauts. Je dirais que dans le ciel, le tube est plus grand, il y a plus de possibilités !

MK : J’adore voler, ouvrir simplement les yeux et me relaxer. Avec la team, on écoute tous la même musique avant de voler (Amon tobin, delpher – monthly joints series)ça nous permet d’être sur le même rythme. Lorsqu’on a commencé à voler, on faisait des grandes lignes assez rapides, mais aujourd’hui j’ai l’impression qu’on comprend beaucoup mieux l’espace qui devient le notre.

SP : Moi, je suis à la fois très relâché et excité ! Je pense que ça libère des endorphines mais pas autant d’adrénaline que le parachutisme. Je ne sais pas ce qui ce passe à l’intérieur de nos cerveaux, mais c’est comme si on était sur une moto GP à plusieurs centaines de kilomètres à l’heure, ça va vite tout défile et il faut savoir se relacher pour être précis.

Nous sommes qu’au début de ce nouveau sport, comment va-t’il évoluer d’après vous ?

FC : Je pense que le sport va certainement se professionnaliser, avec des team de souffleries.

MK : Play maker, understand the game. La créativité. Ce ne sera pas qu’une question de technique. On a besoin de plus gros tunnels.

SP : Plus on construira de tunnel, plus le sport va se développer. Il faut penser à long terme, on est vraiment en train de créer une communauté, on rêve qu’il y ait beaucoup d’équipes, pas forcément des compétitions mais des exhibitions avec les meilleurs flyers…. Un peu comme les X games !

N’êtes vous pas effrayés de voir des enfants arriver sur le circuit, avec leur agilité et leurs facilités ils vont vous dépasser ?

FC : C’est bien de les voir s’amuser, mais il faut faire attention aussi à ce que cela ne nuise pas à leur développement, leur corps. Quand ils auront 16 ans ils pourront. Un jour, je pense qu’ils m’apprendront plein de choses, c’est normal.

MK : c’est un bon feeling de voir les jeunes arriver, mais on aura de l’expérience, je n’ai pas peur, on essaie de progresser pour nous, pas pour les autres!

SP : La soufflerie va créer des emplois, nos jeunes vont être sponsorisés pour faire la promotion, des démonstrations.


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