Vrai ou Faux ? L’équipe de France Féminine de parachutisme s’entraine sans parachute.

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Laurence Hervé est membre de l’équipe de France militaire de parachutisme et de l’équipe de France de parachutisme féminine de vol relatif. En 5 ans, elle a atteint le plus haut niveau du parachutisme. Compétitrice dans l’âme, elle a débuté sa carrière en 2007.

Est-il vrai que vous vous entrainez sans parachute ?

On s’entraine toujours avec parachute! Dans le cadre de compétitions indoor seulement, une semaine avant le jour J, nous enlevons les parachutes pour se réadapter.

Quand as tu commencé à voler en soufflerie ?

Très tôt. Lorsque j’ai débuté le parachutisme les souffleries existaient déjà, Aérokart en France et d’autres dans le monde notamment aux états unis. En 2007 j’ai fait mes premiers pas en tunnel. Cet outil m’a permis de m’entrainer et de perfectionner mon vol très vite. Entre les sauts d’avion et les vols en tunnel, j’ai pu progresser plus vite.

Tu parlais des vols avec parachute en soufflerie, cela change-t-il beaucoup au niveau des sensations?

Les inerties sont différentes, on est plus lentes. L’avantage lorsque l’on s’entraine avec, c’est qu’au bout d’un moment on y pense plus. C’est beaucoup plus réaliste. Ca nous permet d’enlever le décalage qui existait avant entre le tunnel et l’avion. Certaines équipes, mettaient plusieurs dizaines de sauts à se ré adapter. Il reste les sorties d’avion et le premier cycle.

=> 22 blocks et 16 libres qui peuvent tomber dès la sortie.

Aujourd’hui quel est votre rythme d’entrainement ?

On est à 8 jours par mois. Au début on faisait soufflerie + sauts dans la même journée. Maintenant on essaye de faire 2 jours de tunnel + 8 jours de sauts d’avion.

Vous préférez la soufflerie ou les sauts d’avion ?

Je crois ne pas trop m’avancer en disant qu’on préfère toutes les sauts d’avion, mais on prend vraiment goût au tunnel. 

Qu’es-ce qui vous motive dans le haut niveau, la compétition ?

La performance, le challenge. On cherche à se dépasser. Je n’ai jamais vu le sport en loisir. Ce qui est motivant avec le VR c’est que tu peux toujours aller chercher un point de plus, tourner un bloc quelques centièmes de seconde plus vite.

La vie d’équipe, le feeling du groupe, est aussi hyper intéressant.

Ce n’est pas qu’une question de niveau technique, il y a aussi des habitudes de vol, une complicité…

Comment vois-tu le fait que la FAI reconnaisse la soufflerie comme une discipline à part entière ?

C’est une bonne évolution, ça devenait nécessaire. Certaines équipes ne font aujourd’hui plus que de la compétition en tunnel. Cela permettra aussi à des équipes même plus âgées” de continuer. Le prix des sauts n’est pas à négliger non plus, la soufflerie permet de mutualiser le temps de vol et de réaliser des économies.


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